lundi 25 mai 2026

Maternités autorisées, maternités proscrites


 
Du bas Moyen Age au XIXe siècle, l’Eglise et l’Etat ont défini, encadré et sanctionné les formes légitimes et illégitimes de maternité. Dans cette enquête ambitieuse, Marjorie Coulas analyse les logiques morales et institutionnelles qui ont imposé un contrôle strict sur le corps féminin et qui ont fait de la procréation un enjeu juridique, politique et social.

Du secret des pratiques anticonceptionnelles à la déclaration obligatoire de grossesse et des préoccupations démographiques au poids du catholicisme, l’autrice inscrit dans la durée le devoir et l’interdiction de procréer et apporte un éclairage historique sur les débats actuels autour de la contraception, de l’avortement et des maternités hors mariage. Par l’ampleur de ses sources – normes canoniques et séculières, archives judiciaires, traités théologiques et médicaux – et la force de son analyse, elle apporte une contribution majeure à l’histoire du droit, des femmes et des institutions.

source : éditions de la MSH

L'autrice :
Marjorie Coulas est docteure en histoire du droit et des institutions (Université Paris Nanterre), rattachée au Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit. Sa thèse, dirigée par le professeur Aram Mardirossian, s’inscrit dans une tradition d’excellence en histoire juridique, avec un jury composé de spécialistes reconnus du droit médiéval et moderne.

Marjorie Coulas, Maternités autorisées, maternités proscrites - L'avortement, la contraception et les filles-mères à l'épreuve du droit canonique et du droit séculier (XIIe - XIXe siècles), broché, grand format, Histoire/Sociologie/Mentalités, éditions de la MSH, collection « 54* », 350 pages, 2026

* La collection « 54 » est un lieu de publication pour des auteurs de monographies dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Elle offre une place au sein du catalogue des Editions de la MSH à des ouvrages qui se distinguent par leur traitement, leur originalité, leur regard. Elle s’enrichit d’environ 5 ou 6 titres par an, en anthropologie, histoire, histoire des sciences, philosophie, sociologie, sociologie politique, traduction…

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