Avec Sur le sentier Gérard Jumel signe une comédie de vacances nostalgique et joyeuse sur l'adolescence et la persistance du sentiment amoureux. Dans ce 3e long métrage il nous propose un conte poétique et moderne aux confins du fantastique.
(Résumé)En bord de mer, sur le sentier de son enfance, Paul se remémore ses vacances avec Marie.Des moments de liberté et de bonheur !Ils n’avaient alors que 16 ans et s’étaient promis de rester ensemble pour toujours.Mais la jeune fille a disparu peu après leur serment. Aujourd’hui, Paul a aperçu sur une plage la silhouette d’une femme. Serait-ce Marie ?
Le tournage a été effectué entre Cancale et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Avec ses paysages maritimes et ses frémissements d'ombrages la nature, elle-même, semble former dans Sur le sentier un coeur musical avec sa rythmologie particulière comme dans Les Petits Poucets (2008) de Thomas Bardinet, film dans lequel cette dernière servait de cadre à un questionnement métaphysique sur l'univers adolescent. Dans cet insolite conte estival cette nature est un personnage à part entière, une sorte de trait d’union entre passé et présent où Paul, obsédé par le souvenir de Marie, parcourt inlassablement le sentier de bord de mer qui lui rappelle la joie et l'insouciance de ses 16 ans.
Et la fin, que l'on ne dévoilera pas, kitch en diable, entérine cette touche à la fois tendre et légère qui inonde tout le film. Paul est un personnage un peu lunaire qui plutôt de refaire le monde tente d'en cerner quelques contours. S'étant réfugié toute sa vie dans l'astrophysique, il cherche à convaincre Thomas, son ami d'enfance incrédule, de la modernité de la philosophie quantique. Avec le même, tels deux personnages sortis du Club des Cinq, ils partent en vadrouille avec des ruses de sioux repérer la tanière de la femme inconnue qui s'est installée dans l'île.
Subtilement, à travers des dialogues courts et cocasses, Sur le sentier explore dans un permanent aller-retour cinématographique entre adolescence et âge mûr ces bribes de vie comme lorsque Marie évoque au cours de l'été 73 le dernier livre féministe qu'elle a lu de la sociologue Evelyne Sullerot et que Paul lui raconte l'histoire mouvementée du hit mondial « Smoke on the Water » de Deep Purple.
durée : 1 h 41
Avec Gérard Jumel, Florence Branger, Christophe Briand, Charles Rivière, Joana Watremet et William Devigne
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire