lundi 28 janvier 2019

Legacy, le nouvel opus d'Orion Dust



Orienté vers les musiques progressives, Orion Dust sort un nouvel opus ambitieux intitulé Legacy.


Formé en 2015 le groupe comprend Cécile Kaszowski (chant), Anthony Barbier (guitare), Fabien Bouron (guitare), Marion Andrieux (claviers), Sylvain Gherardi (basse) et Lea Fernandez (percussions).  Juste un an après Duality (leur 1er CD)  le sextet lyonnais propose 8 titres d’une durée totale de 50 minutes. En écoutant attentivement Legacy l’on repère quelques belles influences comme Porcupine Tree, Riverside, Opeth ou Steven Wilson mais aussi celles de formations plus anciennes comme Ange, Magma ou le Floyd (en particulier David Gilmour).

Orion Dust

Heureusement, la formation possède un style feutré et original s’ancrant sans effort dans une beauté formelle, à l'écart des  digressions et boursouflures si fréquentes dans le genre prog. L’alchimie musicale de Legacy passe à travers des atmosphères space et des passages instrumentaux suffisamment variés. Un peu comme dans la musique « cinématique » de l’excellente formation allemande Frequency Drift [superbe CD Letters to Maro ! (2018)] Orion Dust privilégie l'onirisme vocal, les textes étranges, le climat décalé et les sonorités modernes et seventies.


L'ensemble du CD offre des tableaux tantôt sombres, tantôt lumineux. Inspirés par les contes et les mythes, les textes de Legacy servent de parabole sur la condition humaine. La narration et le chant mélodique de Cécile Kaszowski apportent une touche supplémentaire à un disque conceptuel sans fioritures. Ses vocalises collent particulièrement bien à cette musique un peu expressionniste et théâtrale où claviers et guitares mènent le jeu. Certains titres sont orientés vers le folk comme le délicat et acoustique « Snegourotchka ». Quant à « The Stream » c'est un titre  bigarré lorgnant vers un folk prog metal style Big Big Train.


Pour l'esprit il est assez proche de la formule pop  prog  à la fois tonique et chatoyante d'un Panic Room et de sa  chanteuse inspirée Anne-Marie Helder. Quant à « The Awakening », il rappelle  Porcupine Tree, jouant sur les effets de surprise avec des passages instrumentaux de qualité (style Curved Air/Deep Purple) et des vocalises rauques à la Nina Hagen/Lene Lovich. Avec ses chœurs insolites « CXXVI » oriente vers Magma par sa construction. Au final Legacy plaira à tous ceux qui, quoique familiers des musiques progressives, apprécient toujours un certain plus avant-gardiste. Ce CD s'adresse directement à eux !

Legacy, Orion Dust, Autoproduction, France, 2018






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire