lundi 12 mars 2018

Fatal System Error, le nouvel opus d'Alkozaur



Six ans après Serum of life, les Niçois d’Alkozaur sortent Fatal System Error, un opus aussi décisif que raffiné, orienté « rock progressif ».

Formé d’Antoine Ferrera (chant, basse), Didier Lapchin (guitares, samples), Geoffroy Michau (claviers) et Rémi Sérafino (percussions) » ce groupe français propose un rock mélodique un peu space, généreusement ouvert à des influences pop, heavy, classique et new wave. Ambitieux, cet opus de 12 titres (près d’une heure écoute) accroche  par de subtils changements de rythme, une puissante dimension atmosphérique ainsi que par la qualité des parties vocales, toutes chantées en anglais. A l’écoute de ce Fatal System Error, l’on peut deviner certaines influences, du King Crimson tardif en passant par Porcupine Tree et  Steven Wilson. (Quant aux textes, ils puisent souvent leur inspiration vers la science-fiction.)

 
Alkozaur

Mais le groupe affiche dans sa musique  - ce qui n’est pas toujours le cas dans le prog (et) ailleurs ! - une réelle originalité, et Fatal System Error  se profile excellent tant pour ses climats changeants que par une certaine fantaisie très maîtrisée. Du très mélodique semi-instrumental « Here I am » au sombre et exotique « Lakota », le rock néoprogressif d’Alkozaur affiche une forme musicale des plus séduisantes : sur le premier titre,  aventureuses performances instrumentales  aux accents futuristes sur fond de bon prog jazz et de zébrures électriques à la Jimmy Page ; sur le second morceau, puissant climat métaphysique à la King Crimson fusionnant avec  un  chant habité  à la Peter Hammill. Autre titre accrocheur lorgnant vers la cold wave « Dead In The Air » rappelle un peu de vieux The Cure ou la période berlinoise de Bowie

Alkozaur : extraits album Fatal System Error

Quant au musclé « Alone », ses accrocheuses sonorités space et heavy rappellent un peu le groupe canadien Rush. Egalement, on mentionnera « Mind », titre alerte, propulsé par une rythmique groovy, un crescendo futuriste et des accents pop à la U2. On signalera aussi la présence d’invités sur l'opus dont  Ornella Boinnot [ex-chanteuse du groupe folk Dawn Chorus] sur la délicate ballade «Quiet Sunday» et Philippe Compagnon [chanteur sur le premier album d'Alkozaur] sur le mélodique «White Room ». Egalement, signalons des morceaux comme  « Dune » ou « No End Of The World »   pour leur  brio mélodique. Conciliant  une parfaite maîtrise instrumentale et de  l’émotion, Fatal System Error est une bien belle réussite !

Fatal System Error, Alkozaur, Musea, France, 2017



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