lundi 4 mars 2019

Wonderful Beyond, le nouvel opus d'Astral Son




Deux ans après Mind’s Eye Astral Son sort Wonderful Beyond, opus imprégné par le néopsychédélisme et la space music.


Wonderful Beyond est le 4e CD d’Astral Son, projet musical de l’auteur-compositeur et peintre Leonardo Soundweaver, qui est aussi créateur du design de ses pochettes de disques. Ce disque est la suite logique de sa trilogie space music comprenant Guzcimaya (2014), Silver Moon (2015) et Mind’s Eye (2016). La musique du Néerlandais multi-instrumentiste est orientée vers les années 60/70 avec des mélanges aériens Pop/Psyché/Prog. «  It is your mind that creates this world », chante  Leonardo inspiré dans « Your Mind ». Dès le 1er  titre « She » l’auditeur est plongé dans la grande marmite bouillonnante du rock psychédélique avec ce titre lent, heavy, lorgnant subtilement vers des rêveries sydbarrétiennes à la A Saucerful of Secrets (1968) et une ambiance Krautrock (sous-genre du prog), style Amon Düll. Sans tomber dans le folklore de la nostalgie Astral Son propose à travers 12 titres une musique plutôt belle, parfois surprenante, dévouée aux sonorités cosmiques. Outre la guitare électrique, les synthés (Moog), l’orgue et les cloches tabulaires Leonardo Soundweaver  utilise des instruments plus confidentiels comme tabla, harmonium et mridan gam (instrument de percussions indien). Cela contribue à  donner au CD une touche chatoyante supplémentaire. Par leurs influences ethniques et les  boucles hypnotiques de guitares wah wah des morceaux comme « Your mind » ou « Matrix of Création » rappellent Gong ou Steve Hillage. L’influence floydienne se devine dans des titres comme le pastoral « Time and Space  ou « Moving Slowly » dont les touches funèbres d’orgue et les percussions et guitares légères lorgnent vers le fantôme de Syd Barrett. « Nothing New » est un titre orienté vers le blues. Quant à « Cheap Magic Spells », sa basse glaciale et ses claviers capricieux évoquent  plutôtl’univers d'un Hawkwind. Astral Son convainc moins sur « The Universe », morceau expérimental, ainsi que sur « Journey » caractérisé par un gros solo - un peu envahissant - de guitare psyché. Mis à part ces petites réserves Wonderful Beyond s'avère un album intéressant et agréable à l ‘écoute. Explorant subtilement le courant « cosmique » de la musique progressive, ce CD pourra séduire une audience assez large, des amateurs de Tangerine Dream à Ozric Tentacles, en passant par ceux de Gong, Eno ou Porcupine Tree.


Wonderful Beyond, Astral Son, Sulatron Records/Headspin Records, Allemagne, 2018

Leonardo Soundweaver (Astral Son)





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