lundi 27 mars 2017

Glasgow Style, l'Art nouveau à l'écossaise façon Mackintosh


Principale façade de la Glasgow School of Art (1909), Renfrew Street, Glasgow 

vitrail  de la Glasgow School of Art 

Courant artistique méconnu, le « Glasgow style » se développa en Ecosse entre le XIXe et le XXe siècle. A l'origine du Glasgow Style, l'architecte Charles Rennie Mackintosh marqua à jamais le décor de la  grande ville industrielle.

Charles Rennie Mackintosh (1868-1928)


The Lighthouse (le phare) en 1900, 11 Mitchell Lane 

Erigé en 1895 pour le journal Glasgow Herald, The Lighthouse est la première commande publique de Mackintosh



motif Art nouveau


Hill House (1904), 8 Upper Colquhoun Street
(à Helensburgh, 50 km au nord-ouest de Glasgow )

Construite entre 1902 et 1904 pour le compte de l'éditeur Walter Blackie, elle associe deux styles architecturaux : le Scottish baronial (style d'inspiration néogothique) et le style Arts & Crafts, équivalent de l'Art nouveau français et belge.




Glasgow School of Art (1909), Renfrew Street, Glasgow 

Avec ses lignes géométriques sinueuses, ses motifs floraux et ses larges baies vitrées de type industriel, cet édifice de grès rouille, est un chef-d’œuvre d’Arts & Crafts 


la bibliothèque


Construite à l’aube du XXe siècle, l’école d’art de Glasgow est l’œuvre majeure du seul artiste britannique considéré comme précurseur de la modernité, Charles Rennie Mackintosh.
Représentant le plus éminent du « style de Glasgow », équivalent de l’art nouveau parisien, Mackintosh va consacrer plus de dix ans à la réalisation de ce qui est sans conteste son projet architectural le plus novateur, un chef d’œuvre qui conjugue rationalité constructive, subjectivisme art nouveau, obsession du détail et fantaisie décorative. Dix années de travail sans que l’architecte ne mette une seule fois les pieds sur le chantier.
Après des années de purgatoire, l’école est devenue un lieu de pèlerinage pour des générations d’architectes. Son influence est sans équivalent dans l’architecture du début du XXe siècle.
 

Juliette Garcias

source : L’école d’art de Glasgow, Arte,  2015



façade est de House for an Art Lover (maison pour un amateur d'art),

Bellahouston Park 10 Dumbreck Road


croquis de la façade est par Mackintosh 


Conçue en 1901 et à l'état de projet, The House for an Art Lover  ne fut construite que 9 décennies plus tard par un groupe de passionnés

façade ouest


perspective de la  façade ouest par Mackintosh 


Queen’s Cross Church (1899), Queen’s Cross 870 Garscube Road




Old Daily Record Building (1904), 20-26 Renfield Lane - pas ouvert au public





Willow Tea Rooms (1896), 97 Buchanan Street 


vue de 1905




« We cannot understand the forces which are effective in the visual production of today if we do not have a look at other fields of modern life.”*

Cette affirmation faite au début du siècle par l’historien de l’art allemand, Alexander Dorner, aurait pu être de Charles Rennie Mackintosh. On pourrait d’ailleurs moduler la formule à la mesure de l’artiste: « We have to explore all the fields of modern life to express the forces effective in the visual production of today. »**

Très rapidement, à l’aube d’une carrière fulgurante et féconde, Mackintosh développe un vocabulaire unique, spécifique et résolument moderne. Embauché en 1889 par le cabinet d’architecture écossais Honeyman & Keppie, l’artiste fera ses armes sur l’école qui l’a formé et qui fait aujourd’hui sa légende: the Glasgow School of Art, construite entre 1897 et 1907. Imbibé de son identité culturelle, il ne conçoit pas des bâtiments comme des structures simples, dépendant de contraintes contextuelles, mais bien plutôt comme des univers à part entière, allant jusqu’à dresser une liste du type de fleurs pouvant agrémenter les vases qui décoreront le salon d’une de ses créations.

* « Il est impossible de comprendre les forces en jeu dans les productions visuelles contemporaines si l’on ne prête pas attention à d’autres domaines de la vie moderne. » ** « Il faut explorer tous les champs de la vie moderne pour arriver à exprimer les forces en jeu dans la production visuelle contemporaine. » 


Clare Mary Puyfoulhoux


extrait de l’article « Charles Rennie Mackintosh Les voies de l’art »,
 paru sur Boum ! Bang ! com, 25 décembre 2011 



























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