lundi 1 juillet 2013

la rue Réaumur : laboratoire de l’urbanisme parisien





Inaugurée en 1897, la rue Réaumur fait figure de lieu expérimental avec son caractère principalement commercial orienté vers la confection textile et le commerce de gros. Inspirés par le style « Beaux-arts » et cherchant - fin XIXe-début  XXe siècle - à se dégager du modèle traditionnel de l’immeuble bourgeois, des architectes parisiens conçoivent dans cette rue centrale un nouveau modèle de bâtiments commerciaux.


au 39 : superbe immeuble 1900. L’architecte Germain Salard a confié au sculpteur Pierre Roche l’exécution de deux cariatides. Celles-ci représentent la danseuse américaine installée à Paris et engagée aux Folies Bergère, Loïe Fuller, créatrice de la danse des voiles.




(b)


au 51 :  façade sculptée fin XIXe 


au 61-63  : 
immeuble commercial élevé en 1898 par les architectes Edouard Singery et Philippe Jouannin en collaboration avec le sculpteur F-A Jacquier. Bâtiment implanté le long de la rue Réaumur et l'angle rue Saint-Denis, il présente une façade néogothique avec  fenêtres géminées et vitraux, et au centre une horloge monumentale. 


au 97-99 : 
immeuble commercial présentant une façade composée de cinq travées, à ossature métallique et habillage en pierre construit par les architectes Philippe Jolivald et Charles Devillard en 1900. Façade où dominent les baies vitrées à arcatures surbaissées (huisseries métalliques et légers pilastres en fonte à chapiteaux corinthiens), ornementée de frontons, médaillons, mascarons, consoles, guirlandes de feuillage ... Deux des quatre ouvertures en plein cintre du rez-de-chaussée donnent accès à la station de métro Sentier


au 101  : cariatides sur la façade d’un ’immeuble construit en 1897 par l’architecte Albert Walwein.


au 116 et à l’angle de la rue du Sentier  : atlantes engaînés 


au118 : 
immeuble d'activités construit en 1900 par l'architecte Charles Montarnal. Le bâtiment s'inscrit dans un cadre en pierre de taille et présente une grande verrière en métal, sur trois niveaux et sur toute la largeur du bâti, ornementée de chapiteaux, balustrades. Il illustre l'adaptation des nouveaux canons de l'Art nouveau aux nécessités de l'activité commerciale. 


au 121 : 
immeuble d'angle à rotonde de type commercial construit par l'architecte Charles Ruzé en 1900. La façade est ornée de baies vitrées, scandées par des colonnes et des consoles ouvragées. La rotonde tréflée est composée de trois bow-windows courbes. 


au 124 : 
cet immeuble industriel, construit en 1905, est généralement attribué à l’architecte Georges Chedanne. Son ossature apparente en acier riveté en fait l’un des plus caractéristiques de la rue. Le quatrième étage est composé de trois bow-windows suspendus. De 1944 à 1973, cet immeuble fut le siège du quotidien Le Parisien Libéré



au 130  : immeuble de bureaux en pierres de taille, situé à l’intersection entre la rue Réaumur et la rue Léon-Cladel. Bâtiment construit en 1898 par l’architecte Joseph-Charles de Montarnal 























 


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