lundi 3 février 2014

Paris industriel

Grands Moulins de Paris (1921), quai Panhard-et-Levassor (13e) 


Georges Wybo, l’architecte du Printemps Haussmann, crée au cœur de cet ensemble industriel de style néoclassique une cathédrale de béton, revêtue d un parement de pierre.

Maison des métallos au 94, rue Jean-Pierre Timbaud (11e) 


Insolite et rare, le patrimoine industriel parisien surgit parfois au détour d’une rue. Rénovés par les institutionnels, les firmes étrangères et les bobos, redécouverts par les historiens - comme la Maisons des métallos (l’ancienne manufacture d’instruments de musique) ou les Grands Moulins de Paris -, ces lieux des XIXe/XXe siècles, symboles de dur labeur et de prospérité commerciale, suscitent un regain d’intérêt artistique et social.



La Société des Cendres au 39, rue des Francs-Bourgeois (4e) 

Au début du XXe, des « laveurs de cendres » oeuvraient dans cette fonderie. Le métier consistait à traiter les déchets des bijoutiers et joailliers, afin de récupérer l’or, l’argent ou encore le platine qui s’y trouvent mêlés à toutes sortes de poussières. Au printemps 2014, onze ans après avoir cessé de fonctionner, l’usine de la rue des Francs-Bourgeois rouvrira ses portes. Le géant de l’habillement japonais, qui a investi l’ancienne Société des Cendres, a promis de respecter l’identité des lieux, en ouvrant au sous-sol un petit musée qui présentera l’activité de l’ancienne fonderie

le grand atelier et la verrière (septembre 2011) 


Compagnie parisienne d'air comprimé, 132-134 quai de Valmy, rive du canal Saint-Martin


l'arrière de l'ancienne usine, et le nouveau bâtiment conçu par Frédéric Borel


 dernier témoin (avec la SUDAC) de l’architecture industrielle de la CPAC, et plus généralement de ce type de construction dans Paris


la cheminée de 1890


sous-station électrique Opéra (1904) au 41, rue Caumartin (9e)

Le premier édifice de ce type, la sous-station Opéra, est construit par Paul Friésé, l'architecte-conseil en titre de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris depuis 1898. Cette sous-station bâtie en métal et verre servira de modèle à celles construites postérieurement.




bâtiment électrique (1911) au 31, boulevard Bourdon (4e) 



Cette sous-station a été également édifiée  par l'architecte Paul Friésé, pour alimenter les lignes du réseau du métro. Le bâtiment, qui abrite toujours des locaux de la RATP, est constitué d'une ossature métallique recouverte de briques, est inspiré de l'architecture rhénane, et ressemble par sa forme massive à un château fort. L'immense baie à arc plein cintre permettait d'apercevoir les immenses commutateurs de la salle des machines.


 sous-station Temple au 36, rue Jacques Louvel-Tessier (1908), 10e

La sous-station Temple abritait un transformateur électrique convertissant le courant électrique pour les besoins du métro de Paris. 

 La superbe façade vitrée, enchâssée dans une maçonnerie de briques, a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1992.


la Lithographie parisienne (1866) au 27 bis rue Jacques Louvel-Tessier (10e)

En fonctionnement jusque dans les années 1990, l’imprimerie de la rue Corbeau devenue en 1946 rue Jacques Louvel-Tessier a aujourd’hui disparu. La façade de fer et de briques qui date de 1923 est cependant restée intacte, avec ses inscriptions. A l’intérieur se trouve notamment un vaste appartement-galerie d’art.


 usine électrique (1889) au 53, rue des Dames (17e)


 sous-station Auteuil (1912) au 2 bis, rue Michel-Ange (16e)



usine Meccano au 80, rue Rébeval  (19e)

Construite en 1921 puis surélevée en 1925 elle est l'œuvre de l'architecte d'origine belge Arthur Vye-Parminter ( on lui doit également le lotissement de la Villa Pasteur à Neuilly-sur-Seine ). On y reconnaît une influence industrielle des manufactures du Nord. 


rue des Immeubles industriels XIe (1873) 

Cette rue, œuvre de l’architecte Emile Leménil est due à la rationalité de l'organisation industrielle du XIXe siècle : 2 000 personnes travaillaient alors au rez-de-chaussée et au premier étage. En dessous, une puissante machine à vapeur fournissait l'énergie pour les 230 ateliers individuels, en général occupés par des fabricants de meubles et des menuisiers. Seules les colonnes en fonte ouvragée et les briques des fenêtres viennent agrémenter les façades.


ancienne manufacture de meubles Louis (à Pantin), près du canal de l'Ourcq

L'architecte a emprunté au vocabulaire Art nouveau les marquises et l'emploi de la céramique pour tracer les lettres de l'enseigne au fronton de l'usine. Rouverte en 2010, 240 appartements  y remplacent les ateliers














































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